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Vieux 23/12/2014, 21h43
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
Jedi du coté obsc... DOH!
 
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Bonnes fêtes à tous de la part de la Vault qui n’existe pas vraiment donc qui n'a pas vraiment de raison de vous souhaitez bonnes fêtes m'enfin bon, détail détail....

Fables : Cendrillon - Bons baisers de Fableville & Les Fables sont éternels par Chris Roberson, Shawn McManus et Bill Willingham



Plot : Cendrillon dans ses aventures d'espionne chic et choc!

Big volume d'Urban pour les deux mini sur l'espionne de choc et de charme (et hop je suis sexiste) de Fableville en un seul volume ce qui est plutôt sympatoche.
Chris «*I,Zombie*» Roberson à la plume sous la supervision de Dieu Willingham pour du James Bond chez les Fables tellement assumé que cela en est plutôt réussi.
On a donc Bigby ou la Bête en M, Frau Tottenkinder en Q et des méchants, des espions, de la trahison, des morts au moment de donner une info sur l'ennemi, des passages à l'ouest, du poison, des gadgets... tout ce qu'il faut pour deux mini menées tambour battant il faut avouer.
Cindy est d'ailleurs le point fort de ces histoires, énergique, espiègle, femme d'action, de caractère et.. coquine à ses heures, souffrant sans doute du même symptôme que 007 au cinéma vis à vis du sexe opposé... Le personnage est bien montée et utilisée, Roberson n'en fait pas trop, ajoutant de la substance par des digressions peu nombreuses mais efficaces. Une simple page de flashback ici et là pour rappeler une ancienne mission, ou quelques personnages secondaires et quelques souvenirs permettant de voir tout le potentiel et le caractère de Cendrillon, espionne à plein temps. De menues trouvailles apportent un réel plus pour planter le perso, les «*règles*» de Bigby, ses alliées insolites et une capacité de s'en sortir de justesse à chaque fois.
Le ton est également un point fort : le décalage Fables/réalité a toujours été un moteur de la série mère, plus ou moins présent d'ailleurs selon les histoires. Fairests, de la même manière, reste assez «*Fables*». Cendrillon se la joue bien plus réaliste, trafic d'arme, libération de la femme, assassinat à l'ancienne, gunfight et combat de rues font de Cindy plus un émule de Daniel Craig que d'Harry Potter. Le cadre «*James Bond*» est tout simplement délicieux, notamment dans la 2ème mini «*Les Fables sont éternels*» (clin d'oeil jusqu'au bout) avec un bloc de l'est de Fables qui fleure bon l'ex KGB et une némésis implacable et mortelle toute droit sortie du Pays d'Oz. Au delà de l'allégorie avec Bond, Roberson fait le taff, incluant son récit facilement dans Fables sans en dépendre et, point non négligeable, on découvre un des Royaumes avec précision, chose plutôt paradoxalement rare par ailleurs.
Aventures, espionnage, sexe, bastons, tout pourrait être parfait si ce n'est quelques écueils déjà vu dans son I, Zombie. Si Cindy s'en sort pas mal, les autres personnages secondaires censés apporter du corps au récit sont plus faibles, voir monolithiques et sans aucun charisme ou réelles scènes marquantes. Son duo avec Aladin dans la première mini ne fonctionne pas, pas assez d'alchimie, manquant du coup de nous apporter ce petit «*plus*», quelques scènes sympathiques s'en trouvent ainsi plutôt ratées. Idem dans la 2ème avec le nouveau personnage masculin qui manque aussi d'épaisseur et qui fait pâle figure face à la tsundere Cindy. Roberson se rate également aussi lors de la première mini avec une digression heureusement peu importante sur le magasin de chaussure de Cindy, véritable couverture pour les autres Fables, avec une histoire certes fun mais sans aucun lien avec le plot principal et que l'on passe vite. Enfin, Roberson abuse parfois de descriptions écrites évidentes qui alourdissent un peu le rythme ainsi que certaines répliques ratées, en français du moins.
Shawn Mc Manus aux dessins jurent hélas forcément un peu avec Mark Buckingham. Son trait manque de détails et de puissance lors des passages forts et livre souvent un travail plutôt inégal, flirtant avec le plus appliqué lors de certaines pages mais s'en éloignant sans transition lors de la case suivante. Néanmoins, le style est assez dynamique et parvient à servir une lecture dans l'ensemble bien agréable, même si il faut avouer que sans la série mère derrière, son aura et son univers, ces 2 mini Cendrillon seules manqueraient de quelque chose.
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Bad to ze Bone!

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