Afficher un message
  #392  
Vieux 30/11/2014, 23h40
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
Jedi du coté obsc... DOH!
 
Date d'inscription: août 2003
Localisation: On a Highway to Hell....
Messages: 8 568
Jorus C'Baoth se prélasse sur ThanagarJorus C'Baoth se prélasse sur ThanagarJorus C'Baoth se prélasse sur ThanagarJorus C'Baoth se prélasse sur ThanagarJorus C'Baoth se prélasse sur ThanagarJorus C'Baoth se prélasse sur ThanagarJorus C'Baoth se prélasse sur ThanagarJorus C'Baoth se prélasse sur ThanagarJorus C'Baoth se prélasse sur ThanagarJorus C'Baoth se prélasse sur ThanagarJorus C'Baoth se prélasse sur Thanagar
Double critrucs!

The Unwritten #50 - 54 parus dans le TPB The Unwritten Fables par Mike Carey, Peter Gross, Bill Willingham & Mark Buckingham



Plot : Tommy Taylor se retrouve aspiré et jeté devant les Fables sur le point d'être détruit par M. Dark et qui ont désespérément besoin d'aide... de n'importe qui...

Je disais dans la critique précédente que Carey et Gross avait réussit le tour de force de nous perdre complètement dans la série, et dans le très bon sens du terme, en nous empêchant de prévoir la suite et la fin. Quel meilleur exemple que ce volume où un crossover improbable avec le monde des Fables de Willingham et Buckingham*!
Enfin, crossover oui et non car après tout, pour les lecteurs de Fables, on se serait souvenu de l'apparition de Tom Taylor. Du coup, les auteurs rusent un peu, et il n'ont pas à chercher bien loin. Dans un comics où les histoires ont le rôle central, quoi de plus facile que d'en inventer une quelque part dans ce fameux Leviathan.
Passer outre une introduction un peu facile qui propulse Taylor chez Bigby et compagnie, nous découvrons ainsi un monde presque-des-Fables. Ces derniers ne sont plus qu'une poignée et luttent désespérément contre M. Dark, bien plus puissant et agressif, surtout depuis qu'il a capturé Bigby et que Blanche se soit rangée de son côté. Oui oui, c'est donc bien un What if, un elseworld si cher à nos comics maintreams qui se déroule sous nos yeux ébahit. De même que l'idée d'avoir ajouté des zombies précédemment était sans doute une habile manœuvre pour appuyer leur théorie de base (histoire = pouvoir), peut être pouvons nous supposer que ce crossover est un clin d’œil aux grosses productions des Big Two qui, depuis quelques années, sont pleinement lancés dans des events annuels qui se veulent de plus en plus épiques. Cette théorie est d'autant plus crédible qu'il faut avouer que l'histoire de ce volume tombe un peu comme un cheveu dans la soupe, sans prévenir, sans intérêt majeur, et semble même assez facile. Les comparses nous ont habitué à mieux construit, mieux amené. Certes quelques scènes de fin font doucement avancer le personnage de Tom Taylor, mais rien qui n'aurait pu être fait de manière plus classique.
Bah.. concentrons nous donc sur ce What If au demeurant mené tambour battant avec une ambiance de Fort Alamo particulièrement délicieuse. Tottenkinder et Le prince Crapaud sont les leaders d'une communauté de Fables sur les dents, cachée mais promise à une mort certaine dés que le tout puissant Dark et ses armées les dénicheront. Poussés à bout, ils invoquent donc un allié providentiel, presque n'importe qui, juste un grand sorcier pour leur venir en aide.. et entre ainsi Tom Taylor (un poil facile tout ça donc...). Heureusement, tout comme les What if et autre monde parallèle, l'intérêt du récit réside dans les différences avec celui connu ainsi que les libertés que peuvent prendre les auteurs. Blanche est donc passée darkside, ses enfants aussi et les affrontements hautement plus violents font pleuvoir des morts illustres, notamment lors d'un final apocalyptique ou un plan désespéré nécessite le sacrifice ultime.
Cela dit, autant jusqu'à présent les deux auteurs étaient parvenus à nous faire garder le fil de leur histoire complexe à souhait, autant avec ce volume, il est difficile de voir autre chose qu'une «*facile*» excuse pour un crossover. Là où ils mettent presque un point d'honneur à expliquer les origines de tel ou tel événement, ou du moins de finir par en donner une raison, ici, rien de tout cela... juste une histoire parallèle.. peut être... Après autant de travail par ailleurs de cohésion de leur univers, c'est presque donc un peu décevant de les voir sombrer dans la facilité, ce qui en fait juste un bon comics, un peu plus bas que les niveaux de qualité atteint jusque là. Heureusement donc que des visages familiers, des morts glorieuses ou horribles, des faces à faces dantesque et des combats perdus d'avance, viennent remplir ce TPB sans que l'on s'ennuie une seconde. Mission à demi rempli donc, exceptionnellement sans doute, notamment par une fin intéressante, qui fait donc un peu avancer le personnage mais qui remet les compteurs à zéro, comme si tout ce TPB n'existait pas... Fables New 52 ^^. La série se termine ainsi étrangement sur ce récit, pour mieux enchainer vers une mini qui concluera le tout. Un goût d'étrange dans la bouche donc, une lancée un peu foireuse vers la fin ou tout simplement une demande éditoriale?


The Unwritten : The Ship That Sank Twice par Mike Carey, Peter Gross & leurs potes



Plot : Enfin les origines de Tom et de Tommy Taylor à Poudlard.. ou presque...ah tient j'ai écris une bêtise à Arrow pour le titre du topic, c'est "sank", bah bien fait pour moi.

Suite donc de l'étrange crossover avec Fables et.. ah... non en fait ce n'est pas une suite mais un tie in géant de la série qui va ni plus ni moins nous en apprendre plus sur la création de Tommy Taylor, rien que ça*!
Carey et Gross jouent donc un peu avec nos nerfs coup sur coup en ne faisant guère avancer leur plot principal autour du Leviathan et de la fin de Monde (presque) au risque de nous perdre à un moment donné. Nous verrons plus tard car entre nos mains fébriles, voici donc l'origine de tout*!
Au centre, outre bien sûr Tommy Taylor et son alter égo «*réel*», leur père a tous les deux pour une histoire qui va donc voir en parallèle la création de Tom Taylor Jr, l'humain fils biologique du père, et Tommy, le magicien fantastique fils artistique du même père. Beaucoup d'indices étaient déjà éparpillés dans les récits précédents, ce qui permettait d'embrasser assez globalement cette création sans en avoir les détails. Joli tour des auteurs d'ailleurs que de donner suffisament de matière aux lecteurs pour satisfaire la curiosité sans tout dire.
Fini la frustration, ici nous avons donc tout avec un récit qui flirte, plus même, avec le bien connu Harry Potter, qui flirtait déjà par mal avec Tim Hunter de Gaiman déjà chez Vertigo, la boucle est donc quelque part bouclée, l'enfant magicien est de retour à la maison.
Il est donc question de parents magiciens décédés mystérieusement, d'élu ultra puissant, d'école de magie, de professeur à la barbe longue très protecteur, d'un jeune garçon et d'une jeune fille comme alliés et bien sûr d'un ennemi implacable.. C'est bien sûr too much, l'allégorie ne peut être une simple coincidence, d'autant que Carey et Gross la cultive depuis le numéro 1. Mais c'est clairement à double trachant. Si le spectre d'Harry Potter apporte quelque part une base intéressante vu de part leur fil rouge (histoires = pouvoirs et une histoire très connue est forcément très puissante), il n'aide pas à rendre la lecture passionnante. Impression donc de déjà vu, de déjà lu, et malgré les petites pincées de l'univers de The Unwritten, le récit a du mal à se décoller de son ainé de Poudlard. Il manque peut être justement un peu plus de The Unwritten, notamment dans le cadre global de l'histoire.
Car outre la naissance et l'enfance de Tommy Taylor dans cette école de Magie sous la protection du professeur Tulkinghorn, nous trouvons donc son pendant réel, humain, en la personne de Tom Taylor jr, fils de l'écrivain. Hélas, la proportion de chaque histoire est clairement en déséquilibre, penchant vers Tommy alors que l'évolution en parallèle du «*plan*» de son créateur apporte bien plus. Le machiavélisme et l'absence de limites morales du personnage du père nous apparaît alors, lui qui n'hésite pas à utiliser son seul fils comme un outil pour en faire une entité autre. Le personnage du père, dans l'ombre du récit depuis le début, est plutôt bien construit malgré le peu de pages qui lui est consacré. Il ne voit pas ses actes comme mauvais, il pense même agir pour le mieux mais sacrifie la vie «*normale*» que pourrait avoir son fils pour fabriquer un élu aux grandes responsabilités qu'il n'a pas demandé.
C'est partie-ci de l'histoire apporte vraiment un plus au récit sur Tommy mais est trop légère pour contrebalancer l'équilibre et faire pencher la balance. Etrange TPB donc, curieusement écrit, au rythme plutôt lent et peu intéressant à lire même, sauvé par cette mise en parallèle qui aurait mérité plus, plus d'informations, plus sur la cabale, sur le pourquoi... Il y a du contenu heureusement mais encore une fois, les auteurs avaient disséminés de quoi nous faire comprendre l'origine de Tommy et Tom. Au final, ce volume était-il neccessaire*? Pour le personnage du père, oui, pour satisfaire la curiosité du lecteur (surtout si il n'a pas lu Potter), pourquoi pas, mais peut être un simple arc dans la série principale aurait pu suffire.
Côté crayons, l'équipe habituelle, Peter Gross, Deam Ormston qui continue de me manquer depuis Lucifer, Al Davison, Russ Braun et d'autres comparses qui malgré leur nombre parviennent à travailler ensemble sur le trait de Gross et ne choquent pas visuellement, apportant même une homogénéité surprenante et ce délicieux style indé, imparfait mais très à propos. Cette alternance, visible donc sans être violente, est sans doute un point très positif, apportant suffisamment de variété dans la lecture pour casser le rythme peu passionnant par ailleurs.
__________________
Bad to ze Bone!

Ne cliquez pas, c'est une pub!
Réponse avec citation