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Vieux 01/10/2014, 21h47
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
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Titre du thread mensongé car.. j'ai oublié que je n'avais pas posté l'arc d'avant.. gasp... donc double critique again!!

Fables #114 - 123 parus dans le TPB Au pays des jouets par Bill Willingham, Mark Buckingham & Gene Ha



Plot : La douce Thérèse, l'une des fille de Blanche et Bigby, est guidée vers un monde où des jouets brisés attendent un enfant pour être leur roi ou leur reine... et non ce n'est pas une bonne chose!!

Ou comment un pitch peu attrayant d'une série qui se veut grandiose et épique peut devenir peut être le meilleur album de cette dernière.
Pourtant, cela ne part pas forcément bien donc, la petite Thérèse, une des 7 enfants de Bigby et Blanche, part vers une aventure au pays des jouets sur un bateau en plastique... on est loin des menaces cosmiques de M Dark, des batailles épiques du dernier bastion ou encore des personnages majeurs de l'univers. Non là, juste une petite fille plutôt anonyme jusque là...

Style un peu différent ce coup ci pour les auteurs car l'écrasante majorité de l'histoire se concentre sur la petite Thérèse, loin des digressions habituelles, sub-plots et check de personnages secondaires-mais-qui-deviendront-plus-bientôt. Plutôt une excellente idée pour éviter l'overdose, à condition de mettre de la matière par ailleurs. D'autant plus que se concentrer sur un nombre minimaliste de perso peut être un bon moyen de creuser leurs caractères, leurs psychés et d'ajouter une bonne touche d'émotion, parfois absente auparavant.
Autant le dire de suite, c'est un succès retentissant*! Nous suivons donc la jeune Thérèse dans une situation critique du haut de ces 9 ans, devenant reine d'un royaume décati, glauque et où règne une ambiance de mort imminente. Nous sommes témoins de sa lente descente aux Enfers, sombrant psychologiquement dans une folie morbide d'autant plus horrible qu'il s'agit d'un enfant. Ceci rends la lecture d'autant plus troublante que c'est justement parce que c'est juste une enfant loin de chez elle que la cette folie est crédible et horriblement réaliste. Jamais un personnage de Fables n'avait subit un tel châtiment et, encore une fois, réservé çà à une jeune fille est à la fois ignoble et... génial*!

Le voyage de Thérèse se transforme donc vite en cauchemar qui progressivement se mue en pire, un véritable enfer pour la fillette de 9 ans. Le ton monte donc crescendo, partant donc d'une mignonne petite fille et son bateau en plastique vers un climax d'horreur sanglante qui voit la mort de deux personnages*!!
L'un des principe du comics est donc ce fameux fameux décalage entre réalité et fantastique et si il était plus ou moins mis de côté depuis quelques temps, il nous explose en pleine figure ici par une violence inouïe*!! Le fait qu'elle touche des enfants est bien évidemment la cause de son rendu si puissant à la lecture, mettant en parallèle des jouets avec d'ignobles morts et même une scène de quasi-cannibalisme effroyable*! Prise de risque calculé*? Force est de constater que les auteurs ne nous avait pas habitué à cela depuis le début, la surprise est donc totale.
Par ailleurs, les liens avec le reste de l’œuvre persiste, les louveteaux semblent destiner à prendre des rôles prépondérants, une nouvelle génération dans laquelle Willingham et Buckingham puisent de plus en plus pour la suite. A voir les deux derniers numéros très sombres (Gene Ha très émotif!) encore une fois où l'un des louveteaux devenu adulte raconte une histoire sur son père et sur sa destinée. C'est 'achement bien trouvé et montre encore que les auteurs en ont sous la pédale malgré 120 # au compteur. Le monde des Fables est si vaste, si riche et Bill et Mark viennent de nous le rappeler brillamment en quelques numéros. Du coup, pour la première fois depuis longtemps et au vue du cliffhanger hallucinant, j'ai checké la date de sortie du volume suivant.


Et donc, avec a peine 3 semaines de retard.. ou 4

Fables #124 - 129 parus dans le TPB Blanche-Neige par Bill Willingham, Mark Buckingham, Steve Leialoha & Shawn McManus



Plot : Pas de répit pour les Fables! Dés leur retour à Fableville libérée de M. Dark, un vienx prétendant de Blanche vient reprendre son "dû", mettant la pauvre jeune femme au bords de la dépression et s'en prenant à sa famille. Dans le royaume de Haven, la Bête échaude un plan impensable pour ne pas devenir l'esclave de la Fée bleue.

Après un volume quasi consacré à un seul des personnages, voici le retour à la recette habituelle avec plusieurs histoires qui se passent en parallèle, retrouvant le fil rouge de la série avec un gros gros plus*: du FUN*!
Yep, si le fameux décalage entre perso de Fables et des considérations plus terre à terre est toujours quelque part, les auteurs font mouche souvent dans ce TPB avec du très très truculent. On passe d'une révolution obligée de respecter certaines étapes pourtant facultatives mais-sinon-ce-n'est-pas-une-révolution, la Fée Bleue qui a des soucis de guerre entre vaisselles et linges, Fétide qui racole dans un bar à furets, la Dame du Lac blasée d'être à une époque où il faut de court surnom pour qu'on s'en rappelle... souvent de simples cases, une ligne de texte mais au final tout l'essentiel de Fables dans ce cadre délicieusement décalé. D'autant plus savoureux lorsque Rose Red multiplie les «*putain*» et «*connerie*», que la Belle aux Bois Dormants envoie du «*on est de la baise*» et que Blanche Neige a «*démonté une trop grosse terrine pour cette plomberie*»... elles sont loin les princesses des contes hein*?
La combo est donc quasi parfait avec une ambiance géniale associée à de bonnes histoires encore, que cela soit la révolution de Bufkin dans le Monde d'Oz ainsi que sa fin épique et pour le coup enfin un happy ending, ou bien le retour du premier promis à Blanche Neige qui va déchainer l'Enfer sur les Fables, ou les magouilles de la Bête pour ne pas finir en esclavage suite à trop de promesses données.
Willingham et Buckingham enchainent ainsi avec les histoires précédentes, en créent des nouvelles et récupèrent même le cliff du dernier volume ici, le tout en ré-utilisant les personnages/évènements récents, ce qui donne l'impression d'un put*** de travail de fond, une cohérence en continu. L'intérêt est d'autant plus au rendez-vous qu'au delà du fun, les histoires restent de style assez différents, d'une n'importe quoi avec Bufkin, du dramatique avec Blanche et du plus léger avec la Bête. La fin notamment est totalement sombre et la pauvre Blanche accuse plusieurs coups très durs sans pouvoir respirer. Buckingham est d'ailleurs magique sur la pauvre mère de famille, qu'il dessine complètement dépressive et au fond du gouffre durant toute l'histoire.
Bref, les auteurs démontrent une nouvelle fois qu'ils ne sont pas rouillés, la richesse et le potentiel du comics qu'ils ont crée ne cessent de surprendre, d'autant plus qu'ils semblent y puiser dedans avec une facilité déconcertante. Pour preuve les rejetons de Blanche et Bigby qui ne semblaient être que des faire valoir en fond, sans plus, et qui petit à petit s'imposent comme les prochains personnages principaux. A ce sujet, petite idée de génie de Buckingham qui tout au long de ce volume ne cesse de rappeler par une voix off que les évènements dépeints sous nos yeux vos se rejoindre autour d'un de ces enfants. Une brillante astuce pour sortir de la recette habituelle de plusieurs histoires en parallèle et pour garder le lecteur à l'affût.
Fables reviens en force donc, à supposer qu'il est été moins bon à un moment, et après les évènements de ce volume et du dernier en date autour de Darien et Thérèse, on se dit que tout est possible... bravo aux auteurs pour maintenir cette envie de lire chez le lecteur aprés 120 numéros*!!
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