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Vieux 09/07/2014, 13h40
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
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On reste dans le même bazar :

Fairest #8 à 14 parus dans le volume Le Royaume caché par Lauren Beukes, Bill Willingham, Inaki Liranda & Barry Kitson



Plot : Raiponce est convoqué au Japon où pourraient se trouver ses enfants disparus. Elle y rencontre surtout une ancienne amante renarde et se retrouve au milieu d'un guerre de yokai/yakuzas!

2ème volume donc après un premier qui avait du mal à exister vis à vis de la série mère. Lauren Beukes au scénario pour l'arc principal du volume, inconnue au bataillon en ce qui me concerne sauf un chtit one-shot sympa dans Strange Adventures il y a quelques années, déjà avec Miranda aux dessins.
Pas facile de débarquer comme cela dans un univers aussi riche et aussi dense, qui plus est sur un spin off avec toutes les règles que cela impliquent.. mais miss Lauren s'en sort très honorablement il faut avouer.
1ère règle : Fairest se concentre sur une Fable de sexe féminin, Raiponce en l’occurrence dont les fameux cheveux poussent de 10cm par heure.
2ème règle : lien avec Fables, là aussi no soucy, on voit Fableville, on croise Bigby et Tottenkinder et les flashbacks se situent en pleine guerre contre l'Adversaire, nickel.
3ème règle : le style, bien respecté par Beukes qui nous offre quelques excellentes idées dans le genre, notamment les raisons de l'existence des Yokai dans le folklore japonais et une bataille épique en plein rues de Tokyo entre Yokai/Yakuzas et démons rebelles à grand coups de mitrailleuses et de grenades.

Donc nous sommes bien dans du Fairest sur le forme, un sans faute pour miss Beukes qui a bien appris sa leçon. Peu être un peu trop pourrait on dire, après tout, si c'est pour lire du "Willingham", pourquoi prendre un autre scénariste? D'un autre coté, Fables/Fairest étant un univers à la caractérisation très forte, pas facile de proposer autre chose au lecteur. Épineux dilemme. Pour ma part, j'aurai apprécié de lire autre chose que du Willingham pur et dur.

Cela dit, outre les sacro saintes régles, Beukes livre une excellente fournée avec cette histoire au Japon où Raiponce se fait rattraper par un passé peu glorieux. Le cadre est bien travaillé et apporte beaucoup à la lecture en y ajoutant un exotisme intéressant, loin des Fables habituels. Au japon donc, Kitsune, Bakeneko, Tanuki et consorts mène la danse avec une explication savoureuse de leur existence pour les communs des mortels ainsi que de leur survie, les Fables du coin n'ayant eu pas d'autres choix que de monter un syndicat du crime! La scénariste, comme précisé par elle même en postface sur l'édition Urban, s'est effectivement documentée sur la culture japonaise, nous offrant (outre les Yokai) une scène ultra flippante à la Sadako dans Ring et un bon gunfight des familles à la John Woo ou Johnny To! On est en plein dedans!!
On y ajoute beaucoup d'émotions, notamment autour des amours de Raiponce qui est bien loin de l'image pure et blanche des fables mais qui montre une sexualité parfaitement "humaine". Ses rapports notamment avec son ancienne amante sont parfois troublant, Beukes jouant habilement sur des liens amour/haine, basculant de l'un à l'autre sans trop en faire.
Côté rythme, c'est plutôt correct, le B.A.BA mais efficace, alternant scènes flashback, action et dialogues sans se fatiguer, offrant une lecture agréable, prenante, facile, sans être géniale.

Donc règles respectées, contenu plutôt savoureux notamment par un parallèle démons du folklore/Yakuzas gérants de salles de patchinko, bon rythme...essai transformé pour Lauren Beukes même si un peu plus de personnalité aurait été intéressant.
Coté dessins, Miranda nous a habitué a mieux notamment sur Fables, ici le trait est parfois un peu facile, pas toujours détaillé, montrant une alternance de bien et de moins bien assez désarçonnant à la lecture. Peut être le point faible du volume.

On finit ce dernier par un one shot de Willingham et Barry Kitson, magnifique, qui nous remet en selle pour ce qui est sans doute le prochain arc avec de la dryade et du Geppetto revanchard, raccrochant habilement avec Fables.
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