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Vieux 06/03/2014, 21h43
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
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Da suite

Fables #94 - 100 parus dans le TPB Rose Rouge par Bill Willingham, Mark Buckingham et une belle palanquée de guests!



Plot : Alors que Rose Red refait enfin surface après une profonde dépression, Campanule se lance seule contre M. Dark, mais ces pouvoirs seront ils suffisants?

Que voilà un volume bien étrange qui souffle le froid et le chaud sur ses lecteurs. Le froid d'entrée de jeu car la frustration née de l'absence de climax précédent perdure. En effet, comme le nom l'indique, le début du TPB est consacré à Rose Red et à sa réhab en forme de flashback de sa jeunesse avec sa sœur Blanche, la séparation, les retrouvailles et son comportement d'ultimate garce entre autres. Premier réflexe, «*bordelos qu'est ce que cela vient foutre là*». Certes Red végète depuis quelques temps mais l'ambiance calme avant la tempête et montée en puissance avant affrontement des derniers volumes se voit vite calmer ici*!! Bon, ce n'est pas inintéressant total de voir la jeunesse de Rose mais était ce bien le bon endroit*? En plus, on nous colle une histoire avec un nain qui n'a rien à voir avec la mayonnaise... et ça dure sur 5 numéros. Mais Willingham a plus d'un tour dans son sac pour la suite, et attention, y a du spoiler inside là dessous.
Il faut attendre la fin du volume néanmoins pour que souffle le chaud, après un duel, Dark finalement n'est pas vaincu et alors l'absence réelle de montée d'intensité prends tout son sens. Il ne s'agissait que de la première pierre, du 1er acte pour la suite qui devrait donc se montrer bien plus épique. Mais que ce fut étrange à lire...
Cette fin donc reste de très très bonne facture, Willingham nous libre encore un petit one shot pour commencer sur Dark, intitulé «*où nous marquons une pause avant le duel pour prendre toute la mesure du méchant*» ce qui semble montrer que l'auteur lui même atteste que son méchant manque encore de charisme, de présence et ne constitue pas encore un niveau de menace tel qui doit l'être. Du coup, son absence dans les volumes précédents est moins gênante avec le recul, ne s'agissant donc que du premier tir des Fables dans un affrontement qui s'annonce autrement plus grandiose. Mais encore une fois, que ce fut étrange à lire.
Le #100 historique arrive enfin et il tient toute ses promesses, duel à mort entre le Bad Guy et le Fables le plus puissant du moment, plutôt bien tourné, très intense et héroïque, pas forcément grandiosement épique il faut avouer mais ce n'était donc pas le moment. Cela reste bien vendu, renforcé par l'impression de fin de cycle marqué par le départ donc de Frau Tottenkinder, plus puissant des Fables, suivi d'un départ précipité des autres vers Haven. Des points en plus pour Dark qui accule les Fables comme jamais et qui en plus sont privés maintenant de leur carte maîtresse, de Joker qui aurait pu se la jouer Deus Ex Machina. Pour le reste, ce #100 est gavé de bonus, d'histoires courtes plutôt fun, d'une petite nouvelle de Buckhingham dessiné par Willingham ^^ et de jeux et de théâtre avec figurines à découper... c'est toujours rigolo.
Au titre des autres satisfactions, le retour en grande forme de Rose Red, personnage charismatique et intéressant, personnifiant souvent à elle seule le décalage entre Fables et réalité. A noter aussi le travail continu de l'auteur de disséminer de petites pistes pour la suite, laissant systématiquement en suspens des histoires parallèles qui attisent la curiosité. Hélas, quelques faiblesses également ici et là, quelques facilités scénaristiques un peu trop visibles (départ de Tottenkinder paf comme ça avec son amoureux de 10 minutes en pleine crise, retour fastoche de Dark...) et au final une situation déjà vu avec des Fables forcés de fuir leurs foyers. Mais bon, Willingham a prouvé par le passé qu'il avait de la ressource, on peut avoir confiance pour la suite.

Mais encore une fois, une lecture assez étrange, froid et chaud donc en un volume, une sensation indéfinie, mélange de frustration et d'interrogation. Ce n'est pas mauvais, ou maladroit juste... rythme curieux, histoire à priori basique enchainé avec un duel intense puis le soufflet retombe volontairement juste après...Quoi qu'il arrive, le prochain volume, voir même celui d'après, seront nécessaires pour se faire une idée finale sur ce qui semble être donc qu'une première étape.

Un mot sur Buckingham toujours aussi bon, surtout pour le #100 et à noter depuis le début, je ne l'avais pas fait, les décorums sur le coté des pages, représentant tour à tour scènes ou personnages en rapport avec l'histoire, un petit plus visuel très appréciable pour rester dans cette ambiance vieux livres et personnages légendaires. Une palette d'invité ensuite, Inaki Miranda déjà sur le one shot sur Dark dont le style très froid et rigide colle à la perfection, puis d'autres dans les bonus, Adam Huges, J.H. Williams III et même Joao Ruas qui signe d'habitude les magnifiques couvertures.
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