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Vieux 31/10/2013, 16h45
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2 petites critiques que j'avais sous le coude et le rappel de 2 autres que vous auriez pu rater. Il y en a pour tous les gouts.

ARCHER & ARMSTRONG TP 2 : THE WRATH Of THE ETERNAL WARRIOR (VALIANT)


Fred VAN LENTE / Emanuela LUPACCHINO / Guillermo ORTEGO
Archer & Armstrong #5 à #9

Le pitch :
La suite des aventures de Archer & Armstrong qui vont devoir faire face à la menace du frère d’Armstrong, l’Eternal Warrior, mais surtout à la confrérie du NULL qui vénère ni plus ni moins que… le rien.

Ce que j’en pense :
Le premier TP était très bien mais il fallait un certain temps d’adaptation pour apprécier nos apprentis sauveurs du monde et leur univers. Ici on a les personnages bien en tête et Fred Van Lente considère que le climax a été posé dans son premier arc. On rentre directement au cœur de l’action dès le premier épisode, suite directe de la précédente saga avec nos 2 héros poursuivi par l’Eternal Warrior.
Fred Van Lente continue d’écrire sa série avec un ton décalé qui lui sied bien. Il joue sur les oppositions, Archer & Armstrong mais aussi Armstrong et l’Eternal Warrior et la geomancer face à nos trois héros. C’est toutes ces situations d’opposition, de contradiction qui nous font sourire. Le récit y gagne en dynamisme.
Cet arc est aussi l’occasion pour Fred Van Lente de relier sa série au reste de l’univers Valiant avec des références à XO MANOWAR (The Vine) et HARBINGER (Rising Spirit). Par petites touches l’univers partagé prend forme.
Tout comme dans le premier arc on voyage encore cette fois ci. D’ailleurs c’est à se demander si nos 2 compères pourront se poser un jour. A&A vont aller se balader de Calcultta jusqu’au Groenland, permettant de varier les décors et les situations mais surtout chaque numéro est l’occasion de présenter la quête de l’Eternal Warrior à travers les âges. Et c’est parti pour les Pirates et Barbe Noire, la Perse et Sherazade, les années flower power, Syracuse et Archimede.
Le scénariste en profite pour étoffer son univers avec l’introduction d’une nouvelle Geomancer (à croquer sous les pinceaux de Lupacchino), de l’éternal Warrior dont les relations avec son frère sont éternellement conflictuelles, l’organisation du Null et du Last Enemy, superbe personnage qui n’est ni plus ni moins qu’équation vivante qui prend possession des corps humain, la confirmation des intrigues de la secte dont provient Archer et du le one percent, la société secrète entre aperçue dans le premier TP. En 9 numéros Fred Van Lente aura quand même réussi à créer un univers cohérent et qui mine de rien commence à prendre de l’importance. Fred Van Lente réussi donc la prouesse de nous narrer une histoire assez dense mais sans complication et avec fluidité. D’ailleurs on en arrive à se demande comment il est arrivé à caser autant de concepts (donc certains sont bien délirants) en si peu de temps à l’heure de la décompression des récits. De plus il continue à faire avancer ses personnages et les sub plot.
Bien sur la variété des situations rencontrées reste la marque de fabrique d’une série comme Archer&Armstrong. J’ai déjà parlé des oppositions entres les personnages (les groupuscules également) qui entrainent des quiproquos et des dialogues savoureux mais suivre une course poursuite de voiturette de golf sur un 18 trous sur un glacier n’est pas mal non plus. De même qu’il n’est pas si courant de voir une équation mortelle qui prend possession des corps. Le tout baigne dans une atmosphère très saine malgré un climax ambiance fin du monde (des adorateurs du rien qui cherche sous une forme mathématique la destruction de l‘univers par exemple), sans excès de violence (à souligner) avec une thématique sur l’environnement qui se dégage (le Groenland, mère nature, les réserves naturel, la protection de la terre).

Enfin je ne peux pas terminer ce billet sans évoquer les magnifiques dessins de Emanuela LUPACCHINO . Après l’excellente prestation de Clayton HENRY dans le TP précédent E. LUPACHINO est au rendez vous et pousse encore plus loin. Si vous l’aviez quitté avec les X-Factor de PaD vous allez être ravis de la retrouver et de voir qu’elle c’est encore améliorée. Les personnages féminins sont superbes (pleines de grâce et de formes) et avec son dessin clair aux lignes bien délimitées les scènes d’actions sont très lisibles et dynamiques. De plus elle a su adapter son trait à celui de Clayton Henry ce qui fait que la transition se passe très bien quelque soit les lieux rencontrés. Une vrai caméléon.

Les plus :
- un résumé du précédent TP
- une cover gallery

Bilan :
Le premier tome m’avait plu celui là m’a enthousiasmé. Tous les ingrédients pour un superbe cocktail sont réunis : de l’action, de superbes dessins, de l’humour, du soap et un récit intéressant qui avance. Valiant n’a pas loupé ce relaunch de Archer&Armstrong et en fait sa série phare, locomotive de ce nouvel univers que je ne peux que vous inciter à lire.

Ma note : 5/5


FIVE GHOSTS TP1 : THE HAUNTING OF FABIAN GRAY (IMAGE)


Frank J. BARBIERE / Chris MOONEYHAM / Lauren AFFE et S.M. VIDAURRI aux couleurs
Five Ghosts #1 à #5

Le pitch :
La quête mystérieuse de Fabian Gray, aventurier voyageur à la Indiana Jones, possédé par une malédiction lui permettant de prendre les capacités de 5 fantômes.

Ce que j’en pense :
Le scénariste Frank J. BARBIERE a conçu cette série comme une LS (par la suite on apprendra qu’elle deviendra une on going) du coup il ne perd pas de temps et nous lance dans une aventure en 5 volets mené à tambour battant. Le dernier épisode amènera du coup une conclusion un peu faible, trop abrupte car on comprend alors la transition entre une série limitée et une série régulière. Il a surement du changer ses plans entre temps.
Jusqu’à l’épisode #4 Five Ghosts sent bon l’ambiance pulp complètement assumée (dessins à l’appuie) et laisse volontairement de côté certains aspects du background car ils ne sont pas essentiels au bon déroulé de l’histoire. La malédiction de Fabian GRAY est un état de fait des le début de la série et c’est à travers le traitement de son personnage que l’on en apprend un peu plus. Mais là encore ce n’est pas un support du récit mais plutôt des éléments l’enrichissant. On lit d’abords une aventure de Fabian Gray et non pas son histoire ou celle de la malédiction dont il est le nouvel hôte. L’histoire se rapproche donc d’un Indiana Jones et le temple maudit mixé avec le mythe de Chtulu en terme de balises scénaristiques.
Fabian Gray est un personnage ambiguë et son traitement par J.BARBIERE est le véritable plus de cette série. On est loin d’un Indiana Jones ou d’un doc savage. Gray n’est pas fiable en amitié (trahison) ni vis-à-vis de sa famille (sa sœur). Il est prêt à certains sacrifices au nom de sa quête. Et ce n’est que la malédiction qui l’habite qui va commencer à le faire réfléchir sur son attitude (et encore pas immédiatement). Du coup il nous apparaît moins héroïque que ce type le type d’aventurier que l’on a l’habitude de lire, plus en nuance et nous est même parfois presque antipathique.

Frank J. BARBIERE a la bonne idée de connaître le cahier des charges dévolu à ce type d’histoire Nous suivons donc les aventures de Fabian Gray, dans les années 30 combattant des soldats nazis dans un château à Shangri –La, puis après des détours par Barcelone et Londres nous voyageons (en dirigeable, en avion, un bateau pirate est même évoqué) pour une jungle profonde africaine à la découverte d’un mystérieux et terrifiant temple.
Le domaine de l’étrange n’est pas en reste à travers l’étrange malédiction de Fabian Gray qui possède les esprits de 5 fantômes : il peut ainsi accéder à leurs capacités spécifiques et s’adapter ainsi à différentes situations. Le revers de la médaille, comme toute bonne malédiction, est bien sur que Fabian Gray en souffre et que cela peut l’amener à la porte de la mort. Cette possession, multiple, donnant à Fabian Gray des capacités surnaturelles et extraordinaires est une véritable trouvaille de la part du scénariste. En plus ces 5 fantômes s’inscrivent directement dans des références littéraires en phase avec l’époque et l’esprit pulp : le vampire, le sorcier, le détective façon Sherlock Holmes, la samouraï, l’archer.
Enfin mentor (Zhang Guo) façon moine bouddhiste je vais d’apprendre les mystère du monde jeune padawan société secrète, sorcier (Iago), tribus anciennes et créatures (voir monstres) étranges et terrifiantes sont aussi au rendez vous. Là encore à cause du changement de rythme de parution (LS à on going) le traitement de ces éléments reste perfectible. D’abords mis en avant Zhang Guo et Iago vont disparaître de la circulation de façon expéditive. Maintenant que l’on voit le potentiel d’une on going j’espère que le scénariste ne va pas le regretter car il y avait de quoi approfondir ces 2 personnages. De même la mystérieuse société secrète revient sur le devant de la scène à la fin du dernier épisode pour faire le lien avec la future série régulière sans que l’on se soit réellement intéressé à elle jusqu’à présent tant Iago semblait intéressant.
Avec tous ces éléments Frank J. BARBIERE construit un véritable récit, cohérent, laissant place à l’action. Son histoire est assez avare en termes de dialogue (ce qui me fait dire que pour ceux qui ont peur de la VO ce TP est fait pour vous) car avec un parti prit de construire une série limitée au départ le scénariste souhaite nous immerger immédiatement dans son récit. D’ailleurs le premier épisode est construit de manière cinématographique comme sur un Indiana Jones (le château infesté de Nazis, le vol d’un artefact, la femme fatale séduite, le voyage vers Londres, le meilleur pote à la Marcus mais en plus débrouillard, le lancement de l’intrigue principale et le vilain qui apparaît sur la fin).
Le fait d’avoir conçu cela comme une série limité empêche Frank J. BARBIERE de développer des éléments clés comme aurait pu l’attendre le lecteur. Le passé des personnages est à peine fouillé (mais cela n’aurait pas du être dérangeant, c’est le cinquième épisode qui sème le doute) et l’utilisation des capacités des 5 fantômes possédés par Fabien Gray aurait méritée d’être plus présente. Là encore le scénariste au fur et à mesure que la série avance hésite entre borner sa série à 5 épisodes ou bien se projeter sur une poursuite éventuelle.

La bonne impression que l’on a à la lecture est aussi grandement due aux dessins de Chris MOONEYHAM et aux couleurs de Lauren AFFE et S.M. VIDAURRI. On est littéralement projeté dans l’esprit pulp que cela soit les couleurs ou les compositions de certaines planches (les doubles pages de titre, avec des cartouches). Le trait de Chris MOONEYHAM fait penser à du Sal Buscema en plus expressif et grand format. Le dessinateur propose des créatures (araignée, tribus indigènes, pirates, dragons…) de toutes beautés ainsi que des décors caractéristiques splendides (le dirigeable, une ville de pagodes, des monts enneigés, un temple maudit). Il y a néanmoins quelques erreurs de tant à autre (comme pour la fin du combat entre Fabian Gray et Iago dans le dernier épisode où cela n’ets pas forcément très lisible) mais Chris MOONEYHAM respecte à merveille le cahier des charges. Les couleurs sont définitivement tournées vers l’ambiance des années 30 avec des tons pastel et jaunâtre.


Les plus :
- disponible à un prix plus qu’abordable
- un anglais facile d’accès pour ceux qui ont un peu de mal avec la langue de Shakespeare

Bilan :
Malgré les réserves que j’ai émises je dois admettre que les faiblesses du scénario ne m’ont pas gâché mon plaisir de lire ce TP. Cette aventure dans la pure tradition pulp est menée à toute allure, se lit très facilement avec des dessins de Chris MOONEYHAM très bons et parfaitement adaptés. Five Ghost restitue à merveille le charme de ces séries (pulp) des années 30. On sait pourquoi on a ouvert ce Five Ghost et on n’est pas déçu. C’est un bon moment de lecture, un très bon divertissement comme la BD sait le faire. J’espère par contre que Frank J. BARBIERE sera un scénariste plus avisé et musclera son histoire maintenant que la série devient régulière.

Ma note : 4/5


COLDER volume 1 (DARK HORSE)



Paul TOBIN / Juan FERREYRA
Colder #1 à #5

Le pitch :
Thomas Declan subit une baisse de sa température corporelle depuis maintenant plus de 70 ans. Il ne tombe jamais malade et semble insensible à la douleur. De plus il possède l’étrange faculté de pénétrer à l’intérieur de la folie d’une personne et de parfois le guérir. Il espère arriver à guérir la sienne un jour mais le temps lui est compté depuis qu’un prédateur démoniaque le poursuit à travers une version cauchemardesque de Boston faisant chuter sa température. La mort sera au rendez vous si cette dernière atteint le zéro fatidique.

Ce que j’en pense :
Génial. J’ai acheté ce TP car les singles de Colder sont dur à trouver mais surtout pour les dessins de Juan Ferreyra que j’ai découvert dans Kiss Me Satan (en cours de publication chez Dark Horse également). Je ne suis nullement déçu bien au contraire.

Paul TOBIN maitrise son récit à travers les 5 numéros composant ce récit. Le premier numéro est assez introductif (2 époques) mêlant différents thèmes comme la fantastique, l’horreur, la folie, la psychanalyse, l’étude de mœurs mais permet de bien pose les jalons pour le reste de l’aventure. Cela a du être un régal à lire en single car tout est d’entrée de jeu présent pour nous promettre une grande aventure assez folle. Les personnages sont très bien introduits : le terrifiant foldingue Nimble Jack, le mystérieux et glacé Thomas Declan et son adorable infirmière Reese. Un premier numéro qui prend son temps et qui multiples les pistes (parfois fausse comme le dialogue entre Reese et la policière) dans le seul but de nous entrainer dans un thriller endiablé par la suite. C’est comme la folie et le rire qui lui est parfois associé, cela commence doucement presque sournoisement, puis crescendo avec la promesse d’une apothéose au bout.
Et effectivement dès le deuxième numéro c’est parti pour de bon jusqu’à un mano à mano (et un cerveau à cerveau) entre Nimble Jack et Declan. Paul TOBIN en chef d’orchestre avisé maitrise son récit et nous entraine avec une facilité déconcertante dans deux versions de la ville de Boston : celle du monde des fous et la normale (ou bien est ce le contraire semble parfois nous dire le scénariste à travers l’histoire de Declan et les expériences faites à son insu). Superbement accompagné pour cela par Juan FERREYRA, l’autre face de Boston est réellement l’envers du décor (et graphiquement aussi) peuplée d’êtres entrainés dans la folie et dans l’expression de leur folie. Cela m’a fait penser à Midnight Nation (l’évocation des laissés pour compte) de Joe Michael Straczynski et Gary Frank. Le bad boy de l’histoire n’est pas piqué des vers : Nimble Jack (qui a des air de ressemblance avec les Walkers de Midnight Nation) se nourrit (comme un péché capital) de la folie des êtres humains. Là encore bien aidé par Juan FERREYRA Paul TOBIN entraine le lecteur dans la folie et l’absurdité des situations en jouant avec ses sens (dessins de Ferreyra, flashback, retournement des situations, quiproquos et situation banales rendu extraordinaire et impossible). Et le tout sans temps mort en se permettant de bien jouer sur les relations entre les 3 personnages principaux (une love story par exemple) mais aussi en encrant certains dialogues et situations dans la réalité (de l’intérêt d’avoir des dents saines et d’acheter une brosse à dents, les laisser pour comptes, l’adultère, le profit et la reconnaissance).

Lire Colder c’est également faire connaissance avec l’univers graphique de Juan FERREYRA. Cet artiste s’occupe des dessins de Colder mais aussi des couleurs. Et c’est splendide et imaginatif. Certain cases font penser à des tableaux (Edward Hopper). FERREYRA multiplie les styles graphiques en se mettant à la disposition de l’exigeant récit de Paul TOBIN. Les points de vu sont démultipliés (voir la scène où une femme tombe d’un toit sur la tête d’un promeneur devant une boutique ambulant de hot dog) ainsi que nos sens. On pense aux approches graphiques de Frank MILLER (Elektra lives Again, Sin City) mais aussi à JM ESCHER. Nos sens sont perturbés comme le demande l’histoire. Le monde miroir est l’expression même de l’inversion et grâce à une palette de couleurs personnelles étudiée, Juan FERREYRA se l’approprie immédiatement et sait proposer aux lecteurs un monde réellement nouveau et inventif. Le tout avec plein de détails (je vous conseille de savourer chaque case) sans avoir l’impression que cela soit surchargé. Enfin tout comme le scénario, les dessins ne tombent pas dans le gore facile et il n’y a pas de profusion à outrance d’hémoglobine. On joue sur l’horreur au service du fantastique. Voir les doigts de Nimble Jack se faufiler sous la peau du visage de Declan est plus impressionnant que des têtes décapités. C’est tout simplement magnifique.


Les plus :
- Une édition soignée de la part de Dark Horse avec un jolie papier (bon grammage) qui met en évidence les dessins et les couleurs de Ferreyra. Les couvertures des 5 numéros sont toutes présentes.
- Le sketchbook commenté (10p) de Juan Ferreyra : superbes et intéressant

Bilan :
Excellente et surprenante cette LS se dévore sans temps mort. On est littéralement embarqué dans les terrifiantes mésaventures de Declan et Reece et subjugué par le graphisme de Juan Ferreyra. Une fois ouvert vous aurez du mal le refermer avant la dernière page. Vivement la suite.

Ma note : 5/5


NEXUS OMNIBUS VOLUME 1 (DARK HORSE)


(Mike BARON et Steve RUDE)
Nexus #1 à #3 et Nexus #1 à #11
Crisax et Doop ont assez bien résumé ce premier omnibus. Allez lire ils en parlent très bien

Ce que j'en pense :
Je comprends désormais très bien les bonnes critiques sur Nexus.
Tout d'abord vis à vis des excellents dessins de Steve RUDE. Ce grand monsieur maitrise son art et comme Doop l'a souligné c'est un plaisir de voir évoluer son trait à travers cet omnibus. Ligne clair sous influence du king Jack Kirby c'est tout simplement beau. Les scènes d'actions sont dynamiques et limpides. Les personnages féminin sont superbes sans être des caricatures de bimbos siliconés et le bestiaires est dessiné avec beaucoup d'imagination. J'ai particulièrement apprécié les 3 premiers épisodes en noir et blanc avec un trait encore hésitant mais qui nous fait encore plus mesurer l'évolution du style de Rude quand on repose ce premier omnibus.

Sur le scénario c'est aussi bien. Là encore je saisi désormais les différents propos sur Mike BARON que je connaissais essentiellement pour ses Punisher. Le monsieur a des idées et il les exprime. C'est agréable de lire un auteur engagé alors que désormais beaucoup de récit sont soit aseptisés soit politiquement correct. Il y a une certaine notion de la justice et de l'auto défense qui mérite d'être exposé et au fur et à mesure que l'histoire avance les propos de Mike Baron ce teintent de certaines nuance. Bien joué car cela fait réfléchir. Cela permet également d'avoir des personnages avec du caractère comme l'est NEXUS. Mike BIRON ne prend pas ses lecteurs pour des truffes et écrit des histoires passionnantes mais surtout ambitieuses dans les thèmes déployés. Il y a de la recherche et cela pousse le lecteur à s'interroger (justice, trahison, gouvernance, civilisation, amour....).

Le climax est également passionnant. On est dans une véritable ambiance de Science Fiction et de nombreux éléments sont là pour nous le rappeler : le futur, les différentes civilisations (avec leur extinction), le Tank..... Très bien dessiné par Steve Rude ,on est happé par cet atmosphère et éblouie par les idées mises en avant (mention plus à la Trialogue Trilogy). Le suport cast est très intéressant (Judah, Dave, Sundra, Tyrone, Ursula). Enfin j'ai bien aimé le côté feuilleton dans la narration. Tout s'enchaine en jouant également sur l'unité de temps. Mike Baron laisse peu de temps mort et souvent avec humour nous trimbale d'une planète à l'autre en jonglant habilement avec l'ensemble des personnages. C'est une véritable univers qui se construit devant nos yeux

bilan :
Plus que positif tellement j'ai passé un excellent moment. De plus le premier omnibus est trouvable pour pas cher (420 pages pour moins de 25€) et l'anglais est très accessible (ce fut même une surprise de ce côté là).

Ma note : 4/5
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“Our dreams make us large.” Jack Kirby

Dernière modification par arrowsmith ; 25/08/2014 à 13h48.
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