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Vieux 21/04/2013, 18h53
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
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Northlander #29 - 36 parus dans le TPB Metal & others stories par Brian Wood & Riccardo Burchielli, Becky Cloonan et Fiona Staples



Plot : Plusieurs histoires, un marin obsédé par une nouvelle terre au point d'en perdre la raison, un forgeron qui se lance dans une guerre contre la nouvelle religion pour une jeune albinos, un vieux pécheur solitaire rattrapé par des histoires de clans où il endosse le mauvais rôle.


Trois histoires de vikings dans ce volume qui nous replonge dans l'univers froid et violent de ces hommes du Nord.
Après un volume consacré à une seule histoire avec The plague widow, Wood revient donc à un système de plusieurs courtes «*nouvelles*», une alternance plutôt agréable et qui donne d'ores et déjà une bonne unité à cette série.
On commence donc par un petit one shot sur le capitaine d'un frêle esquif que la folie va amener de l'autre coté de la mer. Sans doute la meilleure histoire de ce TPB déjà, l'histoire d'un homme fou, ambitieux, qui pousse ses hommes vers une mort certaine. La folie et la parano s'empare de l'équipage au fil des épreuves toutes plus terribles les unes que les autres jusqu'à leur mort à tous, de leur propres mains ou de la lance d'une peuplade indigène. L'aspect psychologie est donc bien central et fait de manière plutôt subtile, crescendo, vers une apogée terrible ou les anciens camarades se retournent les uns contre les autres. Sans être particulièrement brillant, c'est bien fait, bien amené, avec un perso dont l'introduction efficace solide et cristallise tout ceci, plutôt pas mal.

2ème histoire, la principale, la plus longue, celle qui raconte l'histoire d'un jeune forgeron un peu benêt qui éprends d'une jeune albinos martyrisée par un ordre de bonnes sœurs. Le catholicisme commence à peine à entrer dans les peuplades du Grand Nord et Wood utilise ces deux ficelles pour faire partir notre jeune ami dans une "croisade" contre l’envahisseur catho et des démons oniriques issus de la culture scandinave. Un arc étrange, qui laisse un sentiment mitigé au final. Pourtant cette croisade sanglante donne une impression de bestialité et de violence efficace mais l'ajout de fantastique et de divin, différence notable avec les premiers arcs de Northlander très terre à terre, est ici à double tranchant. D'un coté, cela apporte du nouveau à cette série qui pourrait avoir du mal à se renouveler au vue d'un univers peu varié. L'idée de voir le jeune forgeron basculer vers une espèce de folie qui lui fait voir sa déesse et combattre des démons est intéressante et possède un fort potentiel. Hélas, de l'autre coté, tout cet aspect est traité bien curieusement. Le croisade prends un tournant bien étrange avec un ennemi démoniaque pourtant issu de la culture que le forgeron défends et qui semble tester ce dernier. «*Semble*» car cela manque de clarté, d'explications, un peu fouillis. Wood a sans doute voulu donner une aura mystérieuse à cette histoire, mais peut être trop. Autre point négatif, cet aspect fantastique est parfois bien trop prononcé, à la limite du ridicule. Si les apparitions de la déesse qui pousse le héros dans sa quête sont vraiment bien foutu et bien amenés, ce fameux méchant démoniaque gâche parfois l'ambiance, notamment avec une mort hallucinante après avoir grandit de plusieurs mètres. Et paf, nous avons la réponse à la question la plus intrigante de la lecture, celle qui apportait un grand plus*: est ce que le forgeron hallucine et à perdu la raison, où est ce qui lui arrive est réel*? Avec un cadavre de 5 mètres de long à la vue de tous, on a la réponse, étrange et curieuse, les hommes démons existent, un contrecoup dans cette série qui nous présentait jusqu'à présent un visage particulièrement réaliste. Hélas, ce choc fait tomber le souffler et l’intérêt de l'arc, et fait même lever un sourcil pour le reste de l’œuvre.

Dernière histoire en deux parties, beaucoup plus terre à terre, beaucoup plus simple, qui parle d'isolement, de vieillesse, de dignité et de sacrifice, des thèmes intéressants surtout que bien amenés, traités avec justesse et subtilité dans une lecture qui se veut contemplative, rapide, peu de dialogues, peu de personnages, beaucoup de grands décors et donc une sensation de simplicité, le genre de simplicité sur la vie et la mort qui fait froid dans le dos. L'histoire d'un viel homme donc, qui découvre le cadavre d'une jeune fille qui le mènera à sa perte, accusé plus tard de son meurtre. Certes, le personnage central est romancé, montrant une philosophie qui ne devait pas être chez les gens simples de son époque mais cela reste un comics. Une fin digne d'un homme qui a eu une vie dure, le tout amené sans fioriture, c'est presque beau*!

Un mot sur les dessineux, Tout trois dans le ton, notamment Staples et Cloonan, très sobres et efficace qui illustre bien la violence rapide et nette des plots. Riccardo Burchielli pour l'histoire principale, le pote de Wood sur DMZ, avec un boulot plus qu’honnête sans génie néanmoins.
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