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Vieux 16/04/2012, 10h52
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Curleh Mustache
 
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john_constantine change la caisse du Fauve
Abandonne tout espoir toi qui va lire ce message.

Le printemps arrive, les oiseaux chantent, les nuages prennent des formes amoureuses, les jupes raccourcissent et les jours s'allongent, tout cela ne veut dire qu'une seule chose : la nouvelle saison d'animes est devant nous.
Alors que diriez-vous dans ce paysage effrayant, où des tentacules sont cachées à tous les coins de rue, d'être guidés par votre Charon (ou ton Virgile) adoré ? La traversée commence.

Sankarea : Un jeune garçon décide de ressusciter son chat mort et se retrouve avec une jeune fille instable sur les bras (qui selon la prolepse de l'épisode décidera de mourir pour lui... car oui, en toute logique le gamin a pour fantasme d'avoir une petite amie zombie, car vois-tu sa mère est morte à cet enfant, et depuis il a peur de l'éphémère de la vie). Cette saison d'anime est marquée avant tout par une thématique de «*L'Amour WTF*», on étudie – je suppose – la normalité des relations de couple à travers des situations fantasques (tu te souviens déjà l'an dernier des fameux animes à rallonge du type ''ma sœur aime les hentais et alors ?''). Il est difficile d'avoir un avis bien tranché basé sur le pilote, l'opening présente une galerie de personnages plutôt vaste qui n'apparaissent pas encore dans ce premier épisode. Ce premier épisode est assez rigolo, et surtout sans fan-service, ce qui n'est pas désagréable. Reste un chara-design assez basique, avec son héros à la coup improbable.
Tu peux y jeter un œil lecteur bénévole !
B -

Lupin 3rd : Je connais mon lectorat, donc je peux le dire sans problème : tu n'as pas encore regardé cette série ? Honte à toi ! Quelques indications : c'est chara-designé par Takeshi Koike (Redline mon frère), et c'est dirigé par Sayo Yamamoto (Michiko to Hatchin), donc si tu aimes les productions de qualité, tu sais que cette série devrait répondre à tes attentes.
Si tu fais partie des personnes qui ne connaissent pas Lupin, c'est un voleur très classe, charmeur et gaffeur. (Et pour te familiariser avec le personnage, regarde donc Le château de Cagliostro d'un certain Hayao Miyazaki !).
Bref, revenons-en à notre série, elle traite de la rencontre entre Lupin et Mine Fujiko (l'antagoniste féminin, jouant au chat et à la souris avec le gentleman voleur, en gros c'est Catwoman), l'animation est merveilleuse, fluide, élégante. L'histoire est sensuelle, drôle, et avec sa touche délirante que je vous laisse découvrir.
Je pense que ce devrait être la meilleure série de la saison, haut la main, et cet opening...
Après visionnage du deuxième épisode, la série tient ses promesses, plus introspectif, le stand-alone met en scène Mine Fujiko et Jigen Daisuke dans une tragique histoire d'amour. Lupin, c'est le bien.
A+


Zetman : L'adaptation du manga par Productions I.G
L'animation est très propre, le premier épisode reprend le début du manga avec les personnages encore enfant. L'histoire si tu ne la connais pas, c'est un seinen sur un jeune homme qui se transforme en démon (le Zetman donc), le manga est bon, l'adaptation semblant très fidèle, il n'y a pas de raison pour que cela ne fonctionne pas. À suivre.
A


Mysterious Girlfriend X :
Rebonjour à une «*histoire d'amour WTF*», je te résume ça en trois lignes : un jeune garçon, une nouvelle élève (indice elle est mystérieuse, on ne voit pas ses yeux), un jour l'élève a oublié quelque chose après les cours, il trouve la fille endormie, la réveille, elle bave et laisse de la salive sur la table, le jeune garçon la lèche et tout commence.
Je re-résume : une histoire d'amour et de fétichisme des fluides corporels enrobés dans un chara-design très début années 90.
La deuxième partie de l'épisode pousse l'étrange encore plus loin, avec des simili orgasmes buccaux et beaucoup beaucoup de salive. Le pire étant que tout cela n'a pas l'air de chercher à montrer un anime louche, non non on dévoile une belle histoire d'amour au spectateur, tout à fait normale. Étant donné le cliffhanger, je me demande franchement où cette série veut aller.
B-


Saint Seiya Omega :
Le gros shonen de la saison, ça fonctionne plutôt bien, le chara-design est réalisé par Yoshihiko Umakoshi, reconnaissable au premier coup d'oeil, c'est très 70s, avec des personnages longilignes aux cheveux ébouriffés (et si tu aimes ce style, tu peux jeter un œil à l'excellent Casshern Sins). Je vais sûrement suivre rien que pour le design des personnages franchement agréables, et puis ça a l'air basique mais solide.
B+

Sakamichi no Apollon (ou kids on the slope) : Anime de la case Noitamina pour cette saison, adapté d'un manga de Tezuka, deux jeunes garçons que tout dans la vie oppose se retrouvent autour de l'amour de la musique et plus particulièrement du jazz. C'est très fin dans la description des sentiments et du mal de vivre. L'animation, très fine, n'a par contre rien à voir avec du Tezuka si ce ne sont les vêtements des personnages. Bref, une série à suivre.
A

Yurumatei3dei : Alors ce n'est pas l'anime qui va te prendre beaucoup de temps à regarder, un épisode dure 4 minutes. Le pitch, une jeune japonaise de 18 ans se rend dans une maison et rencontre ses colocataires. Voilà, le style super-deformed est agréable, et l'opening laisse présager de mecha. Bref, tu peux regarder, de toute façon tu n'auras perdu que 3 minutes de ta vie si tu n'aimes pas.
B-

Medaka Box : la série adaptée du manga de Nisioisin (l'auteur du ligh novel Bakemonogatari). Et tu sens sa touche, le protagoniste féminin ressemblant fortement à la fabuleuse Senjogahara. Il faut moins de 5 minutes pour que l'héroïne se retrouve en sous-vêtements (pour info c'est la Gainax qui est en charge de l'animation). Félicitations au fan service. La série est un peu un mélange de tout ce qui fonctionne à l'heure actuelle : une tsundere courageuse façon Haruhi décide de régler les problèmes des élèves pour lesquels elle est présidente, et forcément elle a la surclasse et des talents particuliers pour parvenir à ses fins. Le chara-design caricatural (voire outrancier) renforce le côté over-the-top de l'anime, je me demande si cela peut être viable sur la durée, mais je vais regarder la suite avec joie (et je jetterai un œil au manga quand il sortira cet été chez Tonkam), histoire de voir si Nisioisin continue de jouer avec les codes.
Car la série a une particularité, elle est faite pour le second degré de lecture (ou visionnage), en effet on lorgne allègrement vers du shonen, cependant aucun moyen n'est donné au spectateur pour s'identifier aux personnages, il se retrouve seulement spectateur du petit théâtre qui se joue devant lui. Autant les Bakemonogatari, Nisemonogatari, sont des séries pour otak' où le spectateur peut trouver son profil dans le héros timide etc. (surtout que le profil extrêmement banal du personnage facilite cela), ici en découvrant les designs des personnages, l'empathie n'est pas facile à gagner, la multitude de poncifs du genre renforce cette idée que le spectateur n'est là que pour voir et non participer. Bon après j'espère que tout cela est fait exprès (ce qui a franchement l'air d'être le cas).
En tout cas, c'est assez jouissif, ça se présente comme un grand n'importe-quoi qui ne sera peut-être pas mémorable mais qui mérite une petite attention.
A- (avec mon esprit décalé)

Upotte : Le Moe à l'école militaire. J'ai tenu précisément 7 minutes jusqu'à ce qu'une des gamines se mette à gémir alors qu'un homme tire sur des cibles à la fête foraine. C'est trop pour moi.
D

Space Brothers : L'histoire de deux frères qui, enfants, ont vu un OVNI et décident suite à cela de devenir astronautes. Ce premier épisode pose les bases de ce qui s'annonce comme une jolie histoire. C'est touchant, drôle, le style sans fioritures flatte la rétine.
B+

Dusk Maiden of Amnesia : Décidément, un autre anime qui a de très fortes ressemblances avec Haruhi, tout d'abord un club à la recherche de phénomènes paranormaux au sein du lycée, puis une entrée in media res, une sorte de huis-clos dans le local du club, enfin les activités paranormales bien entendu ne sont pas remarquées par les lycéens alors qu'ils font tout un plat de situations ne le méritant pas vraiment. L'animation a beau être agréable (mais comme une majorité de séries désormais), la série basée sur du comique de répétition et de situation ne fait pas preuve de grande imagination et surtout le spectateur ne connaissant pas les personnages, la sauce ne prend pas vraiment et l'on s'ennuie au bout de quelques minutes.
La deuxième partie de l'épisode rehausse un peu le niveau pendant quelques minutes en montrant la première partie de l'épisode d'un autre point de vue, cependant malgré quelques sourires, les nombreux clichés de l'épisode ont bien du mal à quitter l'haruhi exploitation. (Et ça lorgne aussi du côté de Jigoku Shôjo). Je donne sa chance à la série pour un ou deux autres épisodes, mais si ça n'évolue pas, le couperet tombera.
C+ (à voir comment cela évolue, je ne trouve pas ça très bon, mais il y a quelques graines qui pourraient offrir un joli développement).

Haiyore! Nyaruko-san : Je suis kawai, mais quand je m'amuse à chasser le démon, attention aux gerbes de sang. Attention concept : la gamine est un alien qui vient protéger la Terre, mais ! Cet alien est surtout un monstre issu du bestiaire de Lovecraft, et c'est la forme kawai de Nyarlathotep. Rien que ça. Évidemment Chtulhu girl fringuée en soubrette est une otaku de première. Le cumul de concepts n'est pas suffisant ? La gamine doit protéger un gamin et elle tombe amoureuse et lui-même n'est pas réticent, il a juste dû oublier que c'était la forme kawai d'un monstre à tentacules. Puis une scène de combats fait des références à Metal Gear, à Bayonetta, à Evangelion en moins d'une minutes, c'est absolument surréaliste. Malheureusement ce n'est pas franchement bon. Dommage.
C+

Sengoku Collection : Réécriture des histoires de l'ère Sengoku, que des personnages féminins moe style, je n'ai pas pu passé l'opening (enfin si, j'ai tenu quelques minutes), et j'en ai lu que de mauvais avis de toute façon. Et c'est pas joli, du Brain's Base alimentaire dont on se serait bien passé. On passe sa route, on poursuit notre traversée.
D

Folktales from Japan : Une série anthologique qui adapte des contes du folklore japonais, chaque moitié d'épisode présente une histoire. Le style est fait pour les petits (tout comme la série) et se laisse regarder avec joie, ça donne le sourire et la forme ! Je ne sais pas si je vais suivre la série, en tout cas un petit épisode de temps en temps, ce n'est pas de refus.
B+

Polar Bear Cafe : Tranches de vie d'un panda (qui s'appelle Panda) fainéant qui recherche du travail, et il devient client dans un café tenu par un Ours (qui s'appelle Ours). C'est très particulier, les personnages principaux (et donc parlant) sont des animaux anthropomorphiques, quant au reste de la population (qui ne parle pas), elle est composée d'être humains, ce qui donne un résultat très très étrange et quelque peu dérangeant, l'utilisation d'animaux ne servant dans l'absolu à rien (de plus, s'ils sont bien anthropomorphiques puisqu'ils parlent, leur physique ne revêt aucun attribut humain, et les animaux semblent au contraire tout droit sortis d'illustrations scientifiques). Enfin on a bien une serveuse humaine qui parle, mais là encore il n'y a aucune différence entre les humains et les animaux. Je reste donc bien circonspect devant cette étrange comédie, je passe mon tour.
C+

Saki episode of side A : Du moe qui couine et qui va à l'école. Moi je peux plus. J'ai regardé la fin de l'épisode, la touche d'originalité : les gamines montent un club de... Mahjong. À jamais la série.
D


Tsuritama : Le second anime de la case noitamina. Le style inventif et aux couleurs chatoyantes de la série est un régal, et rien que cela captive et amène à regarder ce premier épisode surprenant mais de qualité. A-1 Pictures semble fournir deux animes de qualité cette saison (le studio est également en charge de Space Brothers). L'histoire est simple : un jeune garçon introverti déménage avec sa grand-mère à Enoshima. Il fait alors la connaissance d'un élève qui tout comme lui est nouveau à Enoshima (et qui accessoirement pense être un alien). C'est assez drôle, bien écrit, et fichtrement beau à regarder !
Bref une bonne surprise, la saison de la case noitamina s'annonce de qualité !
A

Accel World : Dans le futur un gamin petit et enrobé peut vivre dans un monde virtuel où il a pour avatar un cochon, heureusement une fille papillon lui permet de développer ses facultés mentales et faire de l'hyper-vitesse. En gros. Oui ça vend du rêve, sans moi. (Bon la preview du prochain épisode laisse présager des mechas qui se battent, mais je pense pas que ce sera suffisant).
C+

Jormungand : Une marchande d'armes, des soldats charismatiques (enfin c'est discutable, ils relèvent tous d'un archétype pour sûr) (et in-tuables) qui l'accompagnent, et la nouvelle recrue, un petit garçon aux yeux rouges et aux cheveux blancs qui tire comme un Dieu. Bien entendu qui dit seinen dit : multiples personnages, relations complexes, histoire pas franchement nette. L'animation fait assez vieillotte. Si tu aimes le style «*série militaire*» ça a l'air correct, pour les autres...
C+

Et voilà notre traversée se termine, nous rejoignons les rives de la vraie vie, alors que retenir de cette saison ? La moisson n'est pas trop mauvaise, beaucoup de séries s'annoncent regardables, et la mode du moe semble passée et gangrène moins les séries, par contre l'on compte beaucoup de séries flirtant avec les concepts esthétiques (les tics d'écriture principalement) des séries de Shinbo (car oui Haiyore lorgne aussi du côté de Madoka forcément) et d'Haruhi.
Que faut-il regarder absolument (au moins pour ne pas finir chez Hadès idiot) ? Lupin c'est certain (même si je ne pense pas que ce sera un succès grand public). Ensuite viennent Zetman, Kids on the Slope, et Tsuritama. J'avoue avoir bien aimé Medaka Box également.
Quant aux autres séries ? Hé bien, pas trop de mauvaises notes cette saison, les séries se laissent généralement regarder, mais ne marqueront pas vraiment (en tout cas si l'on continue dans l'optique des premiers épisodes), enfin pour me faire plaisir il y a quand même de sacrés merdes.
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Ça resitue les merguez dans un contexte littéraire et intellectuel qui est le bienvenu.

Viens découvrir la saison des animes qui fleurissent.
Réponse avec citation