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Vieux 17/10/2010, 17h19
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
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Loveless #13 - 24 parus dans le TPB Blackwater falls par Brian Azzarello & Daniel Zezelj, Werther Dell'edera



Plot : Les pièces se mettent en place, les personnages se retrouvent autour de Blackwater et de son lourd secret, avec Ruth Cutter comme épée de Damocles au dessus de leurs têtes.

Pavé final pour cette série avec ce TPB qui regroupe les derniers numéros de la série. Après un premier volume d’intro, un deuxième qui pousse l’histoire, quid du 3ème ? Et bien un deuxième bis grosso modo. C’est à dire on prends les mêmes et on recommence, mais un ton clairement au dessus il faut dire, ou plutôt écrire.

Donc, comme précédemment, la gestion des personnages est excellente, toujours borderline par rapport aux clichés, du bons perso de western comme on l’aime, noirs (sans jeu de mot), torturés, jetés au milieu d’une histoire de vengeance qui ne peut que finir mal. Mais voilà, tout comme précédemment, les personnages secondaires s’en sortent bien mieux que les principaux. Le couple maudit Wes-Ruth est toujours présent mais largement en décalé par rapport au reste, même loin de l’histoire principale. Est ce voulu ou non ? les héros se retrouvent ainsi mis à l’écart, étrangers aux premiers évènements du TPB, dans un petit microcosme a eux qui rends la lecture étrange. Donc, comme au TPB précédent, un sentiment de manque de lien, de trou entre les héros et le reste.
Étrange car au contraire, ils sont censés être plus que central, être le pivot des histoires mais ce n ‘est pas le cas. Comme si Azzarello avait finalement eut de meilleures idées, plus concrètes, pour les autres perso. Dommage car ce dernier a eu justement une belle idée concernant son couple, bien utilisé (la mort de Wes, Ruth le voyant en fantôme) et originale mais il manque cruellement ce lien avec le reste.
Dommage, dommage car pour le reste c’est très correct. Histoires se tiennent, plot bien équilibré entre les evenements, les perso,… quelques bons moments comme le premier one shot sur le colonel Silas et son amour oublié, très dramatique.
Cela dit, la scène finale que tout le monde attendait depuis le début, celle jouissive où tout se règle reste moyennement amenée. La faute une nouvelle fois à ce manque d’implication des perso principaux qui du coup « débarquent » presque à la fin comme un chien au milieu d’un jeu de quilles. Dommage encore une fois car cette dernière scène est riche en émotion avec quelques belles cases très parlantes. La fin est honnête tout en laissant un goût amer dans la bouche car l’une des dernières révélations vient un peu gâcher la fête… apportant la vision d’un vengeance ratée.
Au final, prit globalement, l’histoire principale se situant dans le présent est excellente. Encore une fois, bons perso avec de solides background qui s’entrecroisent et se heurtent, scènes chocs ou le drame et la violence typique de cette époque explose sous nos yeux. C’est certes romancé (après tout c’est une histoire de comics) mais suffisamment réaliste pour que l’on s’y accroche. Le problème de mon point de vue vient de l’histoire parallèle, dans le passé, liant le couple Wes-Ruth à la ville de Blackwater et à leur vengeance. Celle-ci, qui devait être en filigrane dans la principale, qui devait la nourrir, apparaître en pointillé avant d’exploser sur la fin est certes solide mais mal utilisée. Ainsi, on l’oublie parfois et on se prends en pleine figure sur la fin une révélation assez mal venue qui gâche. Sans doute le déséquilibre entre les deux histoires (celle dans le passé est très très secondaire) empêche le lecteur de s’y concentrer, de l’avoir toujours à l’esprit en lisant son comics. Peut être Azzarello a voulu trop en faire, mêlant plusieurs histoires, mais n’a pas pu arriver à les doser suffisamment bien pour que l’effet émotion soit maximum. Je pense au film avec Clint Eastwood (Pale Rider ?) où on apprends à la fin la véritable raison de la venu de ce cow boy dans cette ville isolée. Juste à la fin et uniquement à la fin apprends ton le lien entre Clint et la ville, peut être que là, Azzarello en avait trop dit, on attendait trop de cette histoire passée..

Coté dessineux on retrouve Zezedj et Dell’edera avec le même profil que sur le 2. Zezedj avec son style John Paul Leon est excellent pour poser un ton sombre et noir sur le récit mais Dell’edera reste un sous Frusin pas désagréable quand même. Il réussit notamment correctement les scènes clefs.

Au final quand même une lecture très agréable, un travail sérieux d’Azzarello uniquement troublé par ce dernier point. Pour le reste c’est très bon, une délice de dialogues et de personnages violents à tous les niveaux. Mention plus pour les derniers épisodes de la série qui se passe des années plus tard. Assez peu de liens directs avec le plot mais une initiative très sympa qui donne une dimension supplémentaire au récit, le recadrant dans l’Histoire et ajoutant ainsi du crédit à la lecture.
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