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  #210  
Vieux 20/02/2010, 13h32
Avatar de Jorus C'Baoth
Jorus C'Baoth Jorus C'Baoth est déconnecté
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J'pouvais pas y couper ^^

The Unwritten #1 - 5 parus dans le TPB Tommy Taylor & the bogus identity par Mike Carey & Peter Gross




Unplot : Tom Taylor est le fils d'un célébrissime écrivain mystérieusement disparut des années plus tôt. Ne sachant trop quoi faire de sa vie, Tom, dont le père s'est grandement inspiré pour le héros de ses livres, Tommy, surfe sur la célébrité de son père, enchainant les conventions, faisant vivre la franchise.
Néanmoins, des choses étranges commencent à se produire autour de lui, une jeune journaliste, Lizzie Hexam remet en doute son identité, ce qui provoque un véritable scandale, le monde entier ne parlant plus que de l'arnaque de Tom Taylor. A ce moment précis, les choses s'accélèrent, Tom échappe à une tentative d'assassinat d'un allumé se faisant passer pour le Comte Ambrosio, le méchant des livres de son père, mais est sauvé par Lizzie....il devient ainsi le centre d'un véritable culte, devenant malgré lui Tommy Taylor, le héros des livres. Mais qui est ce mystérieux "Pullman" qui le poursuit? que cache son agent? où est son père et d'où sort ce 14ème volume des aventures de Tommy Taylor? et quel rapport avec le celébre écrivain Kipling?


Voilà donc la nouvelle production de Carey and Gross. Après m’avoir réellement régalé sur Lucifer, alors que pour l’instant il ne me régale que moyen sur X-Men, voici Carey de retour sur un titre Vertigo et avec son comparse de Lucifer, Peter Gross.
Bonne nouvelle avec une interrogation de taille, Carey serait il tout simplement plus à sa place dans du non-maintream?
Ben oui, oui OUI !! La lecture de ce TPB m’a replongé dans Lucifer, j’entends par là le style de narration de Carey s’y retrouve. Perso secondaires importants, mélanges de différents points de vue ou de différents « mondes », alternance efficace de scènes de dialogues avec scènes chocs, quelques contre pieds, des récits dans le récit et des détails qui se suivent tout du long…bref une excellente rythmique dans cet opus qui permet de poser le récit et l’univers de manière diablement efficace (diablement, lucifer, humour….)
Pourtant, il part de loin le bougre. Une histoire autour d’un fils d’un écrivain célèbre, parallèle avec Harry Potter est évident et d’ailleurs non dissimulé,… les premières pages peuvent mettre le lecteur dans l’expectative, partagé entre quelque chose de pas très excitant et la curiosité. Et puis, les pages continuent de se tourner, "ah tiens, bonne idée ça".. et on continue.. on continue.. fin du 3ème #, la bave aux lèvres, l’œil sorti de son orbite, on en veut d’autre !

Car voilà, on s’est fait piéger… sans forcer, sans brusquerie, sans mega splash pages ou cliff de fou, Carey met en place son monde, ses personnages, ses intrigues, et le plot de base, si simple s’enrichit petit à petit. Pourtant, c’est du déjà vu que l’on a sous les yeux, histoire de base à la Harry Potter donc, mélange fiction-réalité, complot mystérieux… mais Carey parvient à donner corps à ses personnages, à son histoire, à rendre le tout crédible, cohérent, solide, tant même que ça donne envie de lire les aventures de Tommy Taylor (le héros des livres du père du héros du comics ^^) alors que seulement quelques pages apparaissent par ci par là dans le TPB !!
Certes vers la fin du #4, quelques points tentent de venir ternir la lecture, du genre « moué bon ça va on a deviné le truc »…c’était sans compter sur le talent de Carey qui nous relance avec un contre pied d’enfer pour le #5. Le récit part ailleurs, dans le temps et l’espace vers un tout autre sujet.. qui rejoint le plot principal sur la fin. On y parle Mary Shelley, John Milton, Kipling, Oscar Wilde,… ce qui place le comics dans un contexte différent. Au délà de l’histoire, Carey semble poser les bases d’une réflexion sur les histoires, celles écrites, celles non écrites, leurs influences sur les hommes, leurs pouvoirs,…
Carey parvient donc à relançer son récit au moment du petit coup de mou du 4 ou 5ème numéros comme l'on peut voir de temps en temps dans les comics, à la fin du premier arc qui doit être à la fois une fin et un début pour le reste. Ici c'est magistral, les mystères ne sont pas résolus mais beaucoup d'indices, et en plus d'autres mystères qui portent le récit à un niveau supérieur (je pense à cette fameuse carte des histoires..) bref un sans fautes!
A noter enfin des policiers suisses parlant français dans le texte.. c’est pas parfait mais moins pire que d’habitude ^^

Coté illustration, j’aime beaucoup Peter Gross. Il n’est pas impressionnant, ce n’est pas un Alan Davis, un Kubert, un Bachalo ou autres, son style est assez épuré, manque parfois de détails, de profondeur, mais ça marche !! Je ne saurai dire pourquoi exactement mais c’est vachement bien, le découpage peut être, plutôt naturel, en douceur, ou le fait qu’il n’y pas d’erreurs dans ses dessins, j’entends par là, pas de poses grotesques, de scènes ratées, tout semble.. normal, comme dans la vraie vie. Une impression qui renforce terriblement la crédibilité de The Unwritten. Ou bien encore le fait qu’il dessine une histoire bien foutue, avec des perso approfondie et des situations intéressantes…

Bref, je suis emballé, carrément, une histoire qui semble fascinante et une vraie leçon de comics pour ce qui est de mettre en place un univers.
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