Niglo
29/03/2003, 09h29
Bon, après un mois de lecture intensive, histoire de faire le point, quelques commentaires très très sommaires sur les 240 premiers numéros de Daredevil.
- Des Débuts assez peu glorieux (DD #1-19). Dans l'ensemble, les 2 premières années de la série sont assez calamiteux. Hormis le 1er épisode et surtout le 7, où DD affronte Namor, le reste est assez affligeant. Ses adversaires sont pour la plupart grotesques (Stilt-Man, Matador) et les scénarios risibles (mention spéciale au #2, où DD affronte Electro dans et autour du Baxter Building, qui est à pisser de rire).
Déception aussi concernant les dessins : la série est confiée à plusieurs grands dessinateurs des 50's (Bill Everett, Joe Orlando, Bob Powell et Wallace Wood), mais on est loin de leurs meilleurs travaux (seul Wood s'en sort plutôt bien). Romita les remplace ensuite, correctement mais sans génie.
- La Période Lee/Colan (DD #20-49). La série devient vraiment intéressante visuellement avec l'arrivée de Gene Colan. Les scénarios eux varient entre l'inepte (la création de Mike Murdock, faux frère-jumeau de notre héros, et médaille d'or à DD #28, où une paire d'extraterrestres débarquent sur Terre pour la conquérir tandis que Matt Murdock participe à un congrés sur les droits légaux des ETs sur notre planète) et le très bon (les épisodes avec Dr. Doom, la première apparition du Pitre où Colan s'éclate vraiment sur sa mise en page).
- La période Thomas/Colan (DD #50-71). Comme sur beaucoup de série, Lee cède la place à son dauphin, Roy Thomas. Le niveau global des scénarios baisse d'un cran. Beaucoup d'histoires complètes, rien de vraiment mémorable. La série est plus à regarder qu'à lire.
- La période Conway/Colan (DD #72-98). Après des débuts laborieux, Gerry Conway relance l'intérêt de la série en envoyant DD à San Francisco et en lui adjoignant la Veuve Noire. Le côté soap-opera de la série est parfois un peu trop présent, néanmoins ça fonctionne bien.
- La période Gerber & Co. (DD #99-117). Ah ! Le hippie de Marvel sur DD ! Gerber est celui qui a essayé de faire souffler un vent de contre-culture sur Marvel. A lire 30 ans après, ses histoires paraissent souvent plus naïves qu'audacieuses, mais ça garde son charme.
2 grands arcs ici, l'un ou DD et divers héros affrontent une menace interplanétaire, l'autre où il fait face au Mandrill qui, avec son armée de femmes, s'attaque à la Maison Blanche !
Gene Colan a quitté la série et, après une période de flottement, Bob Brown prend la relève. Leurs styles sont à l'opposée l'un de l'autre, mais Brown fait partie de ces artistes compétents sinon géniaux, comme Sal Buscema ou Ron Frenz.
- La période Isabella/Brown (DD #119-123). Très courte, juste le temps d'une guerre SHIELD-Hydra. Pas génial mais j'y suis sentimentalement attaché, c'est à cette période que j'ai découvert DD.
- La Période Wolfman/Brown (DD #124-143). Très décevante. Wolfman fait de DD un ersatz de Spider-Man qui passe son temps à vanner son adversaire. Peu de choses notables dans cette période, à part la création de Bullseye dans DD #131.
- La période Shooter & Co. (DD #144-151). Passage assez bref, mais intéressant. La série redevient plus sombre et préfigure l'orientation à venir.
- La période McKenzie & Co. (DD #152-166). C'est là que les choses commencent à devenir vraiment bonnes. Avant même l'arrivée de Miller, Roger McKenzie renforce la noirceur de la série et introduit quelques éléments essentiels, comme Ben Urich. Du tout bon.
- La période Miller (DD #168-191). Que dire en 2 mots sur cette période ? Que du bonheur ? Ben oui, que du bonheur. Ma seule réserve concerne les derniers épisodes, tournant autour de la résurrection d'Elektra, dont je suis nettement moins friand.
- La période O'Neil & Co. (DD #194-204). Difficile de reprendre le flambeau après Miller. Denny O'Neil s'en charge, mais sans grand succès. Son affrontement DD-Bullseye est assez calamiteux, la suite est pire.
- La période O'Neil/Mazzuchelli (DD #205-226). Pendant environ un an, O'Neil raconte la saga de Micah Synn, sauvage ramené aux USA qui va tenter de prendre le contrôle de la pègre locale. J'ai lu ici ou là beaucoup de bien de cette période, pourtant je persiste à la trouver d'une nullité insondable. Aucun respect pour les vieux personnages de la série (Foggy, sa femme), une histoire abracadabrante, longue et très répétitive. Seule chose à sauver : les dessins de Mazzuchelli, très influencé par Colan, qui fait du très bon boulot.
Les derniers épisodes de O'Neil sont dans l'ensemble meilleurs (la mort de Heather), souvent des histoires complètes.
- Born again (DD #227-233). SPLENDIDE.
Voilà voilà.
J'en suis donc au #241, je tiens le bon bout. J'ai assez hâte de relire le run Nocenti/Romita Jr.
D'ici là, j'aimerais bien avoir quelques commentaires de votre part sur tout ça.
- Des Débuts assez peu glorieux (DD #1-19). Dans l'ensemble, les 2 premières années de la série sont assez calamiteux. Hormis le 1er épisode et surtout le 7, où DD affronte Namor, le reste est assez affligeant. Ses adversaires sont pour la plupart grotesques (Stilt-Man, Matador) et les scénarios risibles (mention spéciale au #2, où DD affronte Electro dans et autour du Baxter Building, qui est à pisser de rire).
Déception aussi concernant les dessins : la série est confiée à plusieurs grands dessinateurs des 50's (Bill Everett, Joe Orlando, Bob Powell et Wallace Wood), mais on est loin de leurs meilleurs travaux (seul Wood s'en sort plutôt bien). Romita les remplace ensuite, correctement mais sans génie.
- La Période Lee/Colan (DD #20-49). La série devient vraiment intéressante visuellement avec l'arrivée de Gene Colan. Les scénarios eux varient entre l'inepte (la création de Mike Murdock, faux frère-jumeau de notre héros, et médaille d'or à DD #28, où une paire d'extraterrestres débarquent sur Terre pour la conquérir tandis que Matt Murdock participe à un congrés sur les droits légaux des ETs sur notre planète) et le très bon (les épisodes avec Dr. Doom, la première apparition du Pitre où Colan s'éclate vraiment sur sa mise en page).
- La période Thomas/Colan (DD #50-71). Comme sur beaucoup de série, Lee cède la place à son dauphin, Roy Thomas. Le niveau global des scénarios baisse d'un cran. Beaucoup d'histoires complètes, rien de vraiment mémorable. La série est plus à regarder qu'à lire.
- La période Conway/Colan (DD #72-98). Après des débuts laborieux, Gerry Conway relance l'intérêt de la série en envoyant DD à San Francisco et en lui adjoignant la Veuve Noire. Le côté soap-opera de la série est parfois un peu trop présent, néanmoins ça fonctionne bien.
- La période Gerber & Co. (DD #99-117). Ah ! Le hippie de Marvel sur DD ! Gerber est celui qui a essayé de faire souffler un vent de contre-culture sur Marvel. A lire 30 ans après, ses histoires paraissent souvent plus naïves qu'audacieuses, mais ça garde son charme.
2 grands arcs ici, l'un ou DD et divers héros affrontent une menace interplanétaire, l'autre où il fait face au Mandrill qui, avec son armée de femmes, s'attaque à la Maison Blanche !
Gene Colan a quitté la série et, après une période de flottement, Bob Brown prend la relève. Leurs styles sont à l'opposée l'un de l'autre, mais Brown fait partie de ces artistes compétents sinon géniaux, comme Sal Buscema ou Ron Frenz.
- La période Isabella/Brown (DD #119-123). Très courte, juste le temps d'une guerre SHIELD-Hydra. Pas génial mais j'y suis sentimentalement attaché, c'est à cette période que j'ai découvert DD.
- La Période Wolfman/Brown (DD #124-143). Très décevante. Wolfman fait de DD un ersatz de Spider-Man qui passe son temps à vanner son adversaire. Peu de choses notables dans cette période, à part la création de Bullseye dans DD #131.
- La période Shooter & Co. (DD #144-151). Passage assez bref, mais intéressant. La série redevient plus sombre et préfigure l'orientation à venir.
- La période McKenzie & Co. (DD #152-166). C'est là que les choses commencent à devenir vraiment bonnes. Avant même l'arrivée de Miller, Roger McKenzie renforce la noirceur de la série et introduit quelques éléments essentiels, comme Ben Urich. Du tout bon.
- La période Miller (DD #168-191). Que dire en 2 mots sur cette période ? Que du bonheur ? Ben oui, que du bonheur. Ma seule réserve concerne les derniers épisodes, tournant autour de la résurrection d'Elektra, dont je suis nettement moins friand.
- La période O'Neil & Co. (DD #194-204). Difficile de reprendre le flambeau après Miller. Denny O'Neil s'en charge, mais sans grand succès. Son affrontement DD-Bullseye est assez calamiteux, la suite est pire.
- La période O'Neil/Mazzuchelli (DD #205-226). Pendant environ un an, O'Neil raconte la saga de Micah Synn, sauvage ramené aux USA qui va tenter de prendre le contrôle de la pègre locale. J'ai lu ici ou là beaucoup de bien de cette période, pourtant je persiste à la trouver d'une nullité insondable. Aucun respect pour les vieux personnages de la série (Foggy, sa femme), une histoire abracadabrante, longue et très répétitive. Seule chose à sauver : les dessins de Mazzuchelli, très influencé par Colan, qui fait du très bon boulot.
Les derniers épisodes de O'Neil sont dans l'ensemble meilleurs (la mort de Heather), souvent des histoires complètes.
- Born again (DD #227-233). SPLENDIDE.
Voilà voilà.
J'en suis donc au #241, je tiens le bon bout. J'ai assez hâte de relire le run Nocenti/Romita Jr.
D'ici là, j'aimerais bien avoir quelques commentaires de votre part sur tout ça.